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A la une Pour une diffusion en France de The Fall de Tarsem SIgnh
Il suffit de voir la bande annonce sur le site de The Fall pour savoir si l'on sera  indifférent ou séduit par ce film.
The Fall s'ouvre par une mise en abyme. Dans les années 20, un cascadeur, Roy Walker (Lee Pace) est grièvement blessé au cours du tournage d'une scène inédite au cours de laquelle il chute dans une rivière.
Dans un hôpital de la périphérie de  Los Angeles où il est soigné il rencontre Alexandria (Cantica Untaru), une jeune fille qui s'est cassé le bras en tombant alors qu'elle travaillait avec sa mère dans une orangeraie.
Elle est orpheline, lui est un amoureux que son amante délaisse, peut-être pour un acteur.



Tarsem mène alors son spectateur à travers le mythe qui naît des blessures de l'âme de l'adulte et l'imagination de l'enfant.
The Fall partage avec The Cell une esthétique accomplie au risque de paraître un exercice de style. La maestria de Tarsem que l'on retrouve dans ses clips (REM) ou dans ses publicités (Levy's) trouve à nouveau un support qui finalement lui convient et le rythme du film, son onirisme et l'entrecroisement de la trame narrative dans la réalité et du conte donnent une certaine respiration au spectateur.
Il serait dommage que ce film ne soit pas projeté en France. Sa sortie aux Etats-Unis n'a pas déplacé les foules bien qu'il ait reçu une critique très favorable.
A voir absolument.
 
The Fall - ma note pour ce film :
Réalisé par Tarsem Singh
Avec Lee Pace, Catinca Untaru, Justine Waddell, ...
Année de production : 2006
Jericho, saison 2 - redémarre aux US

La saison 2 sera sur CBS dès le 12 février grâce à la campagne de soutien que la série a reçu de la part de ses fans qui ont envoyé à la production plus de 20 tonnes de "nuts" en référence à deux moments de la saison 1 (quand le grand père raconte un histoire à Jake au moment du mariage de son frère et dans le dernier épisode)
(attention un peu spoiler après)
L'épisode 1 de la saison 2 que j'ai pu regarder.....
... débute sur la confrontation chez Stanley entre Jake et Constantino. L'armée des Allied states of America étant intervenu pour arrêter les combats entre New Bern et Jericho.
La version officielle retient la Corée du Nord et l'Iran comme co-responsables des attaques. Un bilan de 15 millions de morts et 40 de déplacés a été dressé.
L'ambiance globale de l'épisode tourne autour du retour à la "normale" et montre que la série s'oriente dans une autre direction que la saison 1 qui elle s'articulait autour de l'idée que les US ne sont pas prêts pour ce type d'attaque ni pour la gestion de ses conséquences.
Bien sûr Jake va tenter de venger son père...
Mimi va proposer de se marier avec Stanley qui va répondre.....
.... bizarement.
Et puis des suicide-killers venus de New Bern, cherchent à semer la panique dans la ville de Jericho qui a déjà perdu 68 des siens.
Hawkings est vu faisant dérailler le trains mais on ne sait pas trop pourquoi il sacrifie ainsi le tank alors qu'il a vu passer les hélicoptères de combat.
Il continue à traquer ceux qui sont à la poursuite de Sarah.... de lui... du package...
Bref c'est comme la saison 1 un peu mal ficelé mais on se prend au jeu....
Pourvu que cette saison, il n'y ait pas trop de cafouillages...


 
Jericho - ma note pour cette série :
Série créée par Jon Turteltaub, Stephen Chbosky
Avec Skeet Ulrich, Pamela Reed, Lennie James, ...
Nationalité : américaine
There will be blood ou la folle histoire de Daniel PLAINVIEW




There will be blood conte l'histoire de Daniel PLAINVIEW, un ancien chercheur d'or reconverti dans le pétrole à la fin du dix-neuvième siècle lors de la ruée vers l'or noir de la Californie méridionale. La majeure partie du film se situe en 1911 après qu'un jeune évangéliste lui ait vendu une information concernant des gisements affleurants qui feront sa fortune.

Paul T. ANDERSON brosse un portait saisissant d'un Amérique en transition. Il la prend au moment du western et la laisse à l'orée de la crise de 29, juste avant les temps modernes, la prohibition et le gangstérisme. Il captive dès le premier instant le spectateur. Il le transporte au fond du puits, dans la puanteur de l'or noir, entre claustrophobie et enthousiasme. Il lui montre la vie des américains au moment où les États-Unis allaient devenir le pays le plus puissant du monde et où des mythes et des dynasties industrielles se sont forgés autour du train, du pétrole et de l'automobile. L'entrepreneur n'a pas de manières policées, pas d'éducation mais ce goût pour l'aventure et le succès loin des idéaux portés par les pèlerins du Mayflower. En paralèlle et presqu'en écho, émerge un évangéliste obscurantiste, faiseur de miracles qui se révélera tout aussi avide de richesse que les pionniers.


Daniel DAY-LEWIS livre là une interprétation incroyable et s'incarne parfaitement dans ce personnage frustre, guidé par la soif de l'argent mais pas dépourvu de sensibilité à ses moments. Il rend son personnage touchant quand il exprime une humanité blessée qui ne sait jamais s'exprimer que dans la rupture et franchement odieux quand il fait taire tout sentiment en lui. ANDERSON en jouant sur ce constant va et vient entre proximité et mise à distance, invite le spéctateur à éviter de s'ne tenir à son point de vue. Tous se révèlent des messieurs à la courte vue qui poursuivent des chimères et résolvent les tensions dans l'action quitte à se détruire au passage et à perdre toute dignité.

THERE WILL BE BLOOD finit sur une note pessimiste. L'âme de l'homme est noire comme le pétrôle qui lui permet de jouer au maître du monde, mais pas de soi.
Au total un film qui possède ce qui selon Sartre distingue les oeuvres d'art, à savoir, "un point d'irréalisation" qui fait que l'on est porté du début à la fin du film par un tension dramatique juste et rythmée par des vrais moments de poésie.
 
There Will Be Blood - ma note pour ce film :
Réalisé par Paul Thomas Anderson
Avec Daniel Day-Lewis, Paul Dano, Dillon Freasier, ...
Année de production : 2007
Juno what?
Juno makes me feel happy!
C'est franchement drôle.
C'est ce que le réalisateur, Jason REITMAN, recherchait.
Pourtant, le sujet, une grossesse non désirée, reste extrèmement sensible aux US et c'est aussi une question de santé publique quand on sait combien le manque d'éducation sexuelle amène les filles (en général plus jeunes que Juno) à recourir à l'avortement (en France aussi) plutôt qu'à la contraception....
Pas de parti pris religieux, politique ou même philosophique ne semble soustendre ce film: Juno décide de garder son enfant parce qu'une de ses copines lui dit que le foetus a des ongles.

Ellen PAGE confirme son talent. Jason REITMAN avoue être fan depuis Hard candy. On comprend.
A voir... Cela devient tellement rare, un rire intelligent...

 
Juno - ma note pour ce film :
Réalisé par Jason Reitman
Avec Ellen Page, Michael Cera, Jennifer Garner, ...
Année de production : 2007
Darjeeling imbuvable
Voilà encore un film niais, sans intérêt et sans queue ni tête.
Trois frères se retrouvent dans un train qui doit les mener vers leur mère qui joue les religieuses recluses dans le nord de l'Inde. Le train s'appelle Darjeeling Limited.
A bord, quelques péripéties sont sensées planter la psychologie des personnages.
L'un est probablement l'aîné en copier/coller de sa maman. Le deuxième a des problèmes avec sa prochaine paternité. Le dernier est porté sur le sexe.
Après quelques blagues grasses entre pipi caca prout et tralalatsouintsouin, ils finissent par se faire expulser du train.
Là, ils manquent de sauver toute une fratrie. Un jeune enfant meurt. Séquence émotion à trois balle qui reste du côté de l'esthétique paupériste de merde.
Ils retrouvent leur mère qui se sauve.
Générique de fin. Enfin.
Ce que j'ai préféré dans le film, ce sont les popcorns que j'ai acheté et le soda.
Le reste est affligeant.
C'est a peu près aussi drôle que spirituel.
Certains adoreront et seront touchés par ce film. D'autres s'émmerveilleront de son approche formelle.
Moralité: on est toujours l'abruti de quelqu'un.
A éviter à tout prix.

 
A bord du Darjeeling Limited

Année de production : 2007
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